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:. Quoique lesxin‘dic'ations de cette œeôâde échelle puissent paraître plus intelligibles ’à quelques personnes, par la raison qu’elles peu: vent a tout moment les vérifier montre en main ,7 toutefois celles de la première sont-préférables , en ce que la graduation y répond à des aug= mentations et des diminutions égales de vî‘tesæ, de centième en centième, avantage qui ‘n’a pas lieu sur l’autre échelle où les degrés, quoique difi'érens de’grandeur, ne répondent point à des] divisions égales du temps; ainsi, la balle, en montant du point 60 au point 61 , diminue sa Vitesse d’à de Seconde, tandis que si elle paSSe du point 120 au point 121 , elle ne la diminue que de déseconde ;' fractions hétéroclites; et qui ne sont pointimmédiatement comparables Par cette misen, je détermine la Préférence de mes élèves pour l’échelle c‘entésimale_.

qui exigéraient autrement une” longueur quadruple; Ou de‘ 12 pieds 34 lignes. Par la même raison, les 50 premiers degrés de l’échelle suffiraient. pour les degrés ultériems jusqu’à 100; mais, comme ils n’embrasSe'nà qu'une hauteur de quelques Àpqqçës, on peut profiter de cette remarque pour rédpirelq machine à un petit, Volume, et la rendre plus portative :.elle le serait ena Core assez en employant les 60 premiers degrés qui ne font queiâ pouces %2 ‘ " ‘ ” "" "

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C’est à celle-ci que je rapp0rte qüelq'ùes . mouvemens généraux, tels que ceux de Valse ,* de marche, de contredanse, etc. , en y mesurant la durée d’un temps ou d’une mesure de ces sortes d’airs. La mesure de valse peut se rapporter autour du roo.° degré, la demi—mesure de marche à deux temps au 80.°, la demi— mesure de contredanse au 60.e Ces indications, sans être tout-à-fait mathématiques , satisfont mieux l’esprit que des adverbes italiens, et rempliront mieux leur but. Elles deviendront autant de points de comparaison dans l’esprit de l’élève, pour qu’il se fasse une idée assez juste des autres degrés de mouvement , quand il n’aura pas de chronomètresousrles yeux.

'. Enfin , jelui fais connaître les limites des durées appréciables , soit en lenteur soit en vitesse , et je les détermine avec lui de la manière suivante : si l’on monte la balle au 30.6 degré, on a une,durée très—brève qui vaut trou-dixièmes de seconde. Or , on peut encore sous—diviser cette durée enrtrois parties égales, en exPrimant nettement de la voix ou de l’instrument une suite de trioletsî Il en résulte que la limite des sons brefs praticables en musique et suffisamment distincts à l’oreille , est environ la dixième ' partie d’une seconde, et qu’il en passerait 600

' la minute. Par conséquent, pour êtredifi'sible en huitièmes, un temps de mesure ne doit pas durer moins que 80 centièmes; et pour être divisible en douzièmes, il doit durer au moins une seconde et vingt centièmes : ce qui est pour la pratique un mouvement bien largo.

CONCLUSION.

Le mode d’enseignement que je présente est] d’abord simultanée, puisque je peux recevoir à mes leçons de trente à quarante élèves. Il n’y a même de limite à ce nombre que par la dis— tance à laquelle on cesserait de voir distinctement la baguette sur l’échelle de portées, et les notes sur la planche noire où je les écris.

Mais on conçoit qu’il serait à présent facile de rendre cet enseignement mutuel , et de l’appliquer à de plus grandes écoles 5 il faudrait premièrement réduire en tableaux synoptiques toutes les parties de la science et celles de l’art; ces tableaux devraient être courts, et ne con— tenir qu’au bas des explications très-concises par demandes et réponses, pour diriger le m0niteur. Le haut, le fond principal du tableau, serait toujours une idée rendue pour ainsi dire matérielle: ce serait, par exemple , pour l’un

les deux hexacordes de sol et d’ut écrits de

cette manière :

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Pour un autre , ce serait les sept_accords_ natua rels ainsi arrangés , pour lire de bas en haut:

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mi sol si

Accords mineurs........... la ut mi T‘é fil la \ sol si re’

Accords majeurs............ ut mi sol

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Pour un autre , ce serait les mêmes accords qui auraient changé de qualité par l’effet des dièses ou des bémols. Ailleurs serait écrite la corres— pondance des toniques relatives de mode ma-u

jeur et mineur, etc.

L’étude de la mesure exigerait de même.plusieurs tableaux des coupes du temps, sur les— quelles le moniteur promener-ait sa baguette. Mais l’exercice de l’échelle de Portées en exiw gérait le plus grand nombre, parce que le mo— niteur , quelque avancé qu’il fût , ne saurait pas toujours trouver sur—leœhamp dans sa tête un exemple qui fût relatif à chaque explication qu’il viendrait de faire. Il faudrait donc avoir des recueils de petits solfèges les plus courts possible, et ne contenant chacun tout juste que ce qui serait nécessaire au principe à éclair— cir, et tout au plus à la cadence de la phrase qu’on y aurait entamée. Ces solfèges porteraient des renvois aux tableaux de théorie dont ils dépendent. La leçon se terminerait par quel— ques airs agréables que le moniteur marquerait proprement sur l’échelle, et dont ensuite il écrirait l’un sur la planche noire, où chaque élève en prendrait copie pour l’étudier chez lui par cœur et le réciter à la leçon suivante.

Je ne m’étends pas davantage sur la formation de ces tableaux, parce qu’outre qu’ils sont, la plupart, indiqués dans ce livre, je me propose d’en faire imprimer des collections avec tout le soin possible, pour l’usage de ceux qui m’en demanderaient, étant disposé à faire tous mes , efl’orts pour donner la parfaite intelligence de ma méthode aux maîtres qui dési‘reront de l’appliquer.

Un avantage extrêmement remarquable, et

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