Sidor som bilder
PDF

,ré mi fiz dièse. Je lui fais remarquer de.niême l’efi’et contraire du si bémol, qui est de donner ’ là l’ut la propriété de sol , ou de dominante, en sorte que la tonique ou la propriété d’ut se transporte sur le fa , et que.la gamme naturelle sol la (si ut re' mi fil est maintenant représentée par celle-ci : ut ré mi fil sol la si bémol. Ces remarques ne peuvent manquer de lui faire plaisir, 'èt l’on se rappelle la surprise qu’il manifesta la première fois qu’il sentit ces métamorphoses. Dans tous les exercices qu’il fait sur ces deux ftons, il est obligé de me dire sous uelle proïpriété sonnent les notes qu’il exprime, c’està-dire , s’il est sur la dominante ou la médiante ou la sensible, etc. ,parce qu’à chaque pas je l’interromps pour l’inte'rroger là-dessus. Il ap— prend par-là de la manière la plus positive ce

que c’est qu’être dans tel ou tel ton : être dans ‘

.le ton de sol, vous dira—t—il, c’est donner au'sol v la propriété d’ut ou de tonique, et C’est la subs'.titution du fil dièse au fil, qui donne‘ inévitablement au sol ceite Propriété : de même être dans le ton de fil , C’est donner au fa la propriété d’ut, et c’est la force du si bémol qui la ’ lui donne, employé à_la place du si. , Il saura Elire de même ce que c’est qu’être dans tout ’ autre ton, et je n’ai plus qu’à lui faire voir par

[ocr errors]

quels dièses ou quels bémols ces autres tous sont constitués : c’est ce que je ferai après un exercice suifisant sur ces deux tons fondamen— taux. / On voit donc que, par une pratique de peu de j0ur3, mon élève parvientkà chanter dans le ton de sol et dans celui de jà qui sont les . . (1) Cette expression , chanter en tel ton, peut s’entendre en deux manières : ou comme désignant l’al— phabet sur lequel on chante, c’est—ä-dire, l’ordre des notes qu’on dénomme avec les dièses ou les bémols qu’elles comportent dans ce ton; ou bien comme indi— quant le ton absolu du piano que prend la'voix du chanteur; et, a bet égard, la dénomination des notes ne fait rien à l’effet qu’on attend, puisqu’av‘ec les seules notes du ton d’ul.‘ on peut évidemment chanter à tel loi! que ce soit; en prenant l’u't ou la t‘oriique au “degré con-— yenable. Il est clair, par cette raison, que la première façon de l’entendre , ou le changement d'alpbabet d’un ton à un autre , lorsqu’on pourrait tout raPporter à un alphabet unique, est uneeonn’aissance de luxe que l’élève pourrait acquérir tout seul hors_ de l’école , et qu’on devrait se borner ici a le mettre sur la voie de le faire sans peine: remarque générale pour toute sorte d’instruction, et a laquelle,ne manquent pas d’avoir

égard les professeurs de sciences qui en sentent bien la nécessité.

dèux adjoints de celui d’ut, je yeux dire qu’il dénomme les propres notes de ces tous sous des propriétés nouvelles qu’il apprend à leur attri4 buer, ce qui est à peu près comme s’il appli-_ quait deux alphabets nouveaux aux sons de la ga'nfiœ 'd’ut. Mais qu’est-céqui le dirige dans cette nouvelle appellation de notes? est-ce encore la force ’des mots? Non, puisqu’ils ont changé de propriété : Ce sont des idées Plus abstraites qui le conduisent à Présent, ce sont les idées générales de'toniquè , de médiante , de dominante, ejte. dont la pr0priété est liée à chaque degré du ton; en sorte que les mots ne font que lui réjäréSehtèr, par leur distsîtibn consécutive sur l’échelleJ lès degrés du ton où il se trouve, et ce sont 'çè5 degrés ‘qai appellent dans Son esprit l’intonation nécessaire ; de sorte encore qu’en èhtônnant l’es dièse‘s ou les bémols du ton , il ‘ri’a pàs-à s’en Occuper, comme ' i1 seêaç usage de le faire s‘ils ’étai‘ént acciden— tels: iln’a qu’à Voir leurran*g, par rapport à la_ tonique, étant prévenu d’ailleurs de ceux que

Cette tonique suppose. Si maintenant nous pâssOns à des tous plus avancés, tels que ceux de i“e’ et de sib, “de la et de mïb _, de mi et de lab, etc. , l’élève est préparé ' à en Comprendre la génération. Parlons d’abord

des tons par dièses. Je lui fais voir (la baguette à la main) que le ton de re' est contre celui de sol ce qu’est celui—ci contre le ton d’ut; de sorte que si, pour passer de ce dernier au second, il a fallu éliminer la sous-dominante fa, et la remplacer par un fzd qui est devenu la sensible du mu— veau ton, de même, pour passer du ton de sol à celui de re’, il faut éliminer la sous-dominante ut, et la remplacer par un utd qui sera la sen— sible du ton de re' que l’on veut prendre ; encore, comme le ton de la est après celui de ni dans la même analogie qu’est celui-ci après le ton de sol , il faut donc, pour prendre le ton de la, Suivre la même règle , c’est—à—dire , éliminer dans le ton de re' la sous-dominante sol, et la rem— placer par un sold_ qui devient note sensibleflà son tour: ainsi pour les autres tons. Par où apprend qu’en élevant la tonique de quinte, il survient à chaque fois un nouveau dièse plus haut de quinte que le précédent; que ce ficuveau dièse prend la propriété de sensible, et rejette sur le dièse antérieur celle de médiante , Sur l’autre dièse antérieur à celui-ci Celle de sous-sensible, etc. C’est ici que l’élève peut comprendre, et non plutôt, ces paroles qu’on _ a coutume de mettre en tête des solfèges : Les dièses se posenîà la clrÿ‘, ’par quintes en montant,

[ocr errors]

dans l’ordrefà ut sol ré la ,- il voit que le pre< mier dièse de cette série 00nstitue le ton de Sol, les deux premiers celui de ré, les trois Celui de la, les quatre celui de mi, les cin Celui de si. -

’ Non content de cela, je lui mets‘en tableau sous les yeux les gammes de ces cinq tons camparées à celle d’ut, et lui fais voir que les mêmes intervalles, majeurs ou mineurs, qui se trouvent dans celle—ci", se voient aussi dans les autres aux mêmes rangs, et qu’ils n’y seraient plus, si, l’on était ou l’un ajoutait quelques dièses à ces gammes: ces diverses façons de voir une même chose sont toujours favorables à l’élève.

Je l’ai arrêté au ton de si ,- exprès pour qu’il commit une erreur en voulant aller plus loin : il n’y manque pas; mais rien n’apprend à raisonner, 00mme de sentir quand on se trompe par trop de précipitation. Après le ton de si , conclut—il , viendrait celui de fil qui contiendrait; six dièses ?—*—Pourquoi cela , lui dis-je ? -—-»—Parce que je m’élève d’une quinte, et que j’augmente d’un dièse. ’— Quel est ce dièse ? 4—C’est le mid qui représente la sensible—Quoi ! le mid peut-il être une sensible contre le fa? — Oh non , c’est contre le fad qu’il le serait.-—- Et d’un autre

« FöregåendeFortsätt »