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deux adjoints de celui d'utj je yeux dire qu'il dénomme les propres notes de ces tons sous des propriétés nouvelles qu'il apprend à leur attribuer, ce qui est à peu près comme s'il appliquait deux alphabets nouveaux aux sons de la gamme à'ut. Mais qu'est-ce qui le dirige dans cette nouvelle appellation de notes? est-ce encore la force des mots? Non , puisqu'ils ont changé de propriété : ce sont des idées plus abstraites qui le conduisent à présent, ce sont les idées générales de tonique, de médiante, de dominante, etc. dont la propriété est liée à chaque degré du ton; en sorte que les mots ne font que lui représenter, par leur disposition Consécutive sur l'échelle, les degrés du ton où Use trouve, et ce sont ces degrés qui appellent dans son esprit l'intonation nécessaire; de sorte encore qu'en entonnant les dièses ou les bémols du ton, il n'a pas à s'en occuper, comme il serait obligé de le faire s'ils étaient accidentels: il n'a qu'à voir leur rang, par rapport à la tonique, étant prévenu d'ailleurs de ceux que cette tonique suppose.

Si maintenant nous passons à des tons plus avancés, tels que ceux de et de sib, de la et de mib j de mi et de lab j etc., l'élève est préparé h en comprendre la génération. Parlons d'abord des tons par dièses. Je lui fais voir (la baguette à la main) que le ton de est contre celui de sol ce qu'est celui-ci contre le ton d'ut; de sorte que si, pour passer de ce dernier au second, il a fallu éliminer la sous-dominante faj et la remplacer par un fad qui est devenu la sensible du nou~ veau ton, de même, pour passer du ton de sol à celui de j il faut éliminer la sous-dominante utj et la remplacer par un utd qui sera la sensible du ton de que l'on veut prendre ; encore, comme le ton de la est après celui de dans la même analogie qu'est celui-ci après le ton de sol, il faut donc, pour prendre le ton de la ^ suivre la même règle, c'est-à-dire, éliminer dans le ton de la sous-dominante sol j et la remplacer par un sold qui devient note sensible à son tour: ainsi pour les autres tons. Par où il apprend qu'en élevant la tonique de quinte, il survient à chaque fois un nouveau dièse plus haut de quinte que le précédent; que ce nouveau dièse prend la propriété de sensible, et rejette sur le dièse antérieur celle de inédiante, sur l'autre dièse antérieur à celui-ci celle de sous-sensible, etc. C'est ici que l'élève peut comprendre, et non plutôt, ces paroles qu'on a coutume de mettre en tête des solfèges : Les dièses se posent à la clefj par quintes en montant y dans l'ordre fa ut sol la; il y voit que lè premier dièse de cette série constitue le ton de solj les deux premiers celui dé j les trois celui de laj les quatre celui de mij les cinq celui de si.

Non content dé cela, je lui mets en tableau sous les yeux les gammes de ces cinq tons comparées à celle à!utj et lui fais voir que les mêmes intervalles, majeurs ou mineurs, qui se trouvent dans celle-ci, se voient aussi dans les autres aux mêmes rangs j et qu'ils n'y seraient plusj si l'ori ôtait ou l'on ajoutait quelques dièses à ces gammes: ces diverses façons de voir une même chose sont toujours favorables à l'élève.

Je l'ai arrêté au ton de si j exprès pour qu'il Commît une erreur en voulant aller plus loin: il n'y manque pas; mais rien n'apprend à raisonner;, comme de sentir quand on se trompe par trop de précipitation. Après le ton de si* conclut-il ^ viendrait celui dë fa qui contiendrait six dièses?—Pourquoi cela, lui dis-je?■—Parce que je m'élève d'une quinte, et que j'augmente d'un dièse. — Quel est ce dièse ? — C'est le mid qui représente la sensible.—Quoi ! le mid peut-il être une sensible contre le fa? — Oh non, c'est contre le fad qu'il le serait. —* Et d'un autre côté, le ton de fa comporte-t-il six dièses?—• Gh non plus, il ne comporte qu'un bémol sur le si. — Voici maintenant où est l'erreur : de quelle quinte s'élève-t-on en passant du si au fa?— C'est d'une quinte mineure. — Et de quelle quinte fallait-il s'élever pour faire la même chose qu'en passant d'ut à solj de sol à j etc. ?— Oh! je le vois, c'est d'une quinte majeure; ainsi, c'est le ton de fad qui suit le ton de si et qui contient six dièses. Après lui vient le ton d'utd avec sept dièses.

Alors, je continue à l'interroger: Quel ton vient après celui A'utd? — C'est le ton de sold.

—Combien a-t-U de dièses? — Il en a huit,

mais pourtant il n'y a que sept notes: comment

Cela peut-il être? Cette question mérite

d'autant plus d'être faite, qu'aucun auteur que je sache, même théoricien, ne l'a expliquée. Je feis donc voir à l'élève qu'ici un fa simple dièse sort de la série pour faire place à un fa double dièse qui n'est pas tout-à-fait un solj comme il le sait bien, et dont la définition est de faire seconde mineure contre le sold; c'est dans ce sens, lui dis-je, que l'on compte huit dièses au ton de soldj quoiqu'il n'y en ait réellement que sept, dont un double et six simples. Il voit, après cette explication, comment le ton de réd

Contiendrait neuf dièses, savoir: deux doubles1
fa et utj et cinq simples; comment le ton de lad
en contiendrait dix, celui de mid onze, et celui
de sid douze. Il prévoit qu'ensuite naissent les
triples dièses , et que la théorie n'a plus ici de
bonnes ; mais je l'avertis que la pratique se ren-
ferme dans les sept premiers tons tout au plus ,
ce qui n'empêche pas qu'il ne vienne quelque
son double dièse quand on module dans les trois
ou quatre derniers de ces sept tons, comme je
lui en ferai voir des exemples. ^

Je le tiens encore sur ce sujet, et l'y tiens plusieurs jours avant d'en changer. Je lui fais remarquer quelles altérations le ton éprouve quand on élève la tonique de seconde majeure; que c'est comme si on l'élevait de deux quintes, et qu'ainsi le ton reçoit deux nouveaux dièses. Par exemple : ton dWpoint de dièses, ton de deux dièses, tonde mi quatre dièses, etc.; ou bien , ton de sol un dièse, ton de la trois dièses, ton de si cinq dièses, etc., ce qui est conforme à ce que nous connaissions d'avance; que si, au contraire, la tonique s'abaissait de quinte ou de seconde majeure, il sortirait un dièse où « deux dans l'ordre contraire qu'ils sont enjyéa» ^ Il verrait aussi facilement ce qui arrive cpfantf l«lç£$. tonique varie de seconde mineure, et quands^ïk,fv <« \

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