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raison qui a présidé à la formation de tous les mètreş usités dans la poésie arabe. Il a pris pour guide dans ce travail les Elementa doctrinæ metricçe du célèbre Godefroy Hermann, ét s'est pror: posé de faire, pour la poésie arabe, ce que ce savant a fait, avec un succes peu contesté, poúr celle des Grecs et des Latins.

L'ouvrage de M. Ewald se partage en deux livres, dont le pre nier est consacré à ce qu'on pourrait appeler le système ng=) turel de la métrique des Arabes, et le second à l'exposition du système artificiel inventé par leurs grammairiens. Dans le se-, cond, tout est positif ; le système seul ou la méthode peut être l'objet de la critique : dans le premier, au contraire, le système tout rationel a souvent de la peine à se prêter aux faits ; ce qui, dans le second , est la règle.commune , devient fréquemment ici l'exception, et parfois même une exception si éloignée des principes, qu'on a de la peine à pe point l'envisager eomine, une erreur, où une licence tout-à-fait abusive. M. Ewald at : tache certainement beaucoup plus d'importance au premier lia vre, et effectivement c'est celui où il a fait preuve d'un plus, grand talent, en marchant sur les traces de M. Hermann ; et, si l'on ne considère le sujet qu'en théorie et comme un moyen d'apprécier le mérite et l'effet des poésies arabes , c'est, sans, coptredit, celui qui , en en şupposant la doctrine bien établie et les conséquences légitimement déduites, satisferait le plus | l'esprit; mais pour tous ceux qui n'envisageront la connaissance,

exacte des règles de la métrique arabe , que comme un moyen, puissant de critique, il en sera autrement; et peut-être trouver ront-ils que M. Ewald a resserré, dans des bornes trop étroites, l'exposition de cette doctrine. ( Journ, des Savans ; août 1826, p. 486 : article de M. le baron de Sacy. )

. 109. CARÁFÆ MOALLACA CƯM Scholiis Zuzeníı; textum ad fidem mss. Parisiensium diligenter emendavit, vitam auctoris accuratius exposuit , annotationes Reskii selectas suís sub).-" junxit , interpretationem latinam addidit Ioames VULLERS. (Prospectus.) ;."

Il a paru successivement des éditions de presque toutes les Moallaca, accompagnées du commentaire de Zouzeni. Les orientalistes savent que la préférence que les éditeurs ont donnée à ce commentateur est justifiée par le caractère de son travail.

Sans s'égarer dans de longues digressions ou des discussions trop minutieuses , il s'attache scrupuleusement à expliquer les mots et les choses qui en ont réellement besoin , à éclaircir les difficultés grammaticales , et à répandre de la lumière sur la marche et la liaison des idées. Il n'y a que son commentaire de la Moallaca de Tarafa, qui nous manque encore. L'édition que Reiske a donnée de ce poème , à Leyde, en 1742, contient à la vérité un extrait des scolies d'Ibn-Nahas , et est remplie d'érudition ; mais comme Reiske n'avait que d'assez mauvais manuscrits, et qu'il ignorait ou négligeait les lois de la métrique, il ne put donner qu'un texte fautif, et une traduction souvent infidèle et obscure. Outre cela , les scolies d'Ibn-Nahas sont , pour la plupart, trop courtes et insuffisantes, et les doctes annotations de Reiske perdent presque toujours de vue le texte du poème. Nous croyons donc faire plaisir aux amis de la littérature arabe, en annonçant une nouvelle édition de cette Moallaca , avec le commentaire de Zouzeni , qui paraîtra à Bonn, chez Habicht, et nous les prions de vouloir bien en faciliter la publication par leurs souscriptions. Ils y trouveront toute la substance de l'écrit de Reiske, devenu depuis long-temps si rare et si cher

Notre édition paraîtra en deux livraisons, dont la 1re donnera le texte arabe du poème avec le commentaire; la 2e contiendra une introduction historique, une traduction, des notes et une table des mots expliqués. Le prix de la 1re livraison , environ de 5 feuilles , sera, pour les souscripteurs, de 2 fr. ; celui de la seconde, environ de 12 feuilles , qui suivra immédiatement la première , de 4 fr. On ne pourra souscrire que pour les deux livraisons conjointement. Plus tard, le prix sera, porté au double. On souscrit à Bonn, chez Habicht, libraire, et chez les principaux libraires de l'Allemagne et de l'étranger; à Paris , chez N. Maze, libraire. 110. CONTES INÉDITS DES MILLE ET UNE NUITS , extraits de l'o

riginal arabe, par M. JOSEPH DE HAMMER, premier interprète de S. M. l'Empereur d'Autriche, pour les langues orientales, etc.; traduits en français par M. G. S. TRÉBUTIEN, membre de la Société Asiatique de Paris, 3 vol. in-8°, papier fin satiné; prix , 21 fr.; pap. vél, très-fort, 142 fr. Paris, 1828; Dondey-Dupré, père et fils.

Lorsqu'à la fin du 17e siècle, Galland publia sa traduction des Mille et une nuits , cet ouvrage d'un genre nouveau fixa l'attention générale. Ces contes amusans et célèbres, qui portent l'empreinte de l'imagination vive et féconde des Orientaux, firent, à l'époque où ils parurent, les délices de tout le monde. On les attribua d'abord à Galland, et on crut avec peine que le génie des Arabes ( dont la littérature était alors presque inconnue en France) eût été capable d'enfanter un ouvrage aussi remarquable tant par la variété des scènes et l'intérêt des détails, que par la bizarrerie du sujet et de la conception. Le recueil que cet estimable orientaliste a publié, et qui lui a acquis une réputation si juste et si méritée, ne contient que 296 nuits. M. De Hammer, dont le nom est connu de toute l'Europe savante, est parvenu à se procurer au Caire un manuscrit complet des Mille et une nuits. C'est , d'après ce manuscrit, traduit en allemand , qu'il a complété un ouvrage aussi intéressant qu'extraordinaire.

M. Trébutien, connu déjà avantageusement dans les lettres orientales par sa publication des contes extraits du Touthy-Nameh , vient d'en donner une traduction française faite sur la version allemande. Son travail nous paraît mériter les plus grands éloges : on doit lui savoir gré de l'idée heureuse qu'il a eue d'enrichir la littérature française d'un ouvrage que l'on peut regarder comme le complément des Mille et une Nuits. Les notes savantes que M. Trébutien a jointes à son recueil prouvent que cet estimable traducteur connaît parfaitement l'histoire et les meurs des Orientaux. Sa traduction, aussi remarquable par l'élégance et la pureté du style que par le choix des histoires, contribuera , nous n'en doutons point, à lui acquérir une réputation solide et méritée. Nous voudrions bien pouvoir indiquer ici les contes qui nous ont le plus frappés, mais le défaut d'espace nous en empêchant, nous renvoyons le lecteur à son ouvrage : c'est en le parcourant qu'il se convaincra de la vérité de ce que nous avançons. Nous terminons cet article, en disant que le travail de M. Trébutien est digne , sous tous les rapports, de fixer l'attention du public, et qu'il est de nature à intéresser et à satisfaire tous les lecteurs , même les plus diffi, ciles.

J. D.

111. REVUE DE 63 OUVRACES DE LITTÉRATURE ORIENTALES

5 ( Jahrbücher der Literatur , de Vienne; 1829 , vol. 39, p. 1; - et vol ko, p. 1.) . . .. ie. . . ..! 2. M. Dc Hammer å réuni, sous un seul coup d'oeil, la plupart

des onvragés publiés en Europe sur la littérature orientale de*puis 1821 jusqu'en 1827, au nombre de 63 ; les orientalištės qui les ont publiés sont au nombre de 50; plus de la moitié sont Allemands ; les autres sont Français, Anglais, Hollandáis, Suédois; M. de Hammer compte 'un seul Espagnol (Conde) et tin scul Polonais (Senkowsky). M. de Hammer a exclu de så revue les ouvrages écrits en langues mortes , telles que l'hébreu et le sanscrit ; sa revue ne 's'étend que sur les écrits relatifs à l'arabe, au turc ct au persan. Pour procéder avec ordre, il a classé ces ouvrages sous le rapport d'histoire, d'archéologie et art numismatique, dé géographie, de législation, de mysticisme, de poésie, de rhétorique, et d'histoire littéraire et bibliographie; il a inséré un grand nombre de remarques critiques et d'observations philologiques sur les auteurs orientaux dont il s'occupe, et sur les éditions qui en ont été publiées en Europé. Le Bulletin a annoncé la plupart des ouvrages qui entrent dans la revue de M. de Hammer; aussi', nous nous bornons à signaler cette revue aux orientalistes qu'elle concerne spécialement.

:D

112. THÉORIE DE LA GRAMMAIRE ET DE LA LANGUE GRECQUE; par

C. MINOÏDE MYnas, ex-professeur de philosophie et de rhétorique en Macédoine. In-8° de 19 feuilles , Paris, 1827;

Bossange père. 113. VOCABULAIRE CREC-FRANÇAIS, PAR FAMILLE, suivi d'un ta- ' bleku alphabétique des mots français dont le correspondant

grec a un regime particulier ; par Louis Loscchamp. I vol. in-de 19 feuilles ; prix, 5 fr. 50'c. Genève, 1827; Le

double. Paris; Paschoud.' 114. NOVUM TESTAMENTUM GRAECE. Textum ad fidem codi

cum , versionum et Patrum recensuit et lectionis varietatem · adjecit D. Jo. Jac. GRIESBACH. Volumen I, IV evangelia com

plectens. Editionem tertiam emendatam et auctam curavit D. David Schulz. LVI, LXXVII et 668 pag. Berolini , 1827; Lave.

Le Nouveau-Testament de Griesbach est reconnu depuis longtemps comme un des plus beaux monumens d'une critique éclairée et d'une persévérance à toute épreuve. L'auteur, professeur en théologie à l'Université de Halle, y a consacré 40 années de travaux. La seconde édition, qui parut en 1796 et 1806, fut revue et augmentée par l'auteur même; la troisième l'a été par son élève, maintenant son successeur. Elle renferme non-seulement tout ce qui a pu jeter de la lumière, sous tous les rapports , sur le texte sacré, mais encore ce qui avait pu échapper aux recherches de Griesbach mêrne. ' .

La īre édition du texte grec du Nouveau-Testament est celle qui se trouve dans la polyglotte imprimée à Alcala de Henares sous les auspices et aux frais du cardinal Ximenės , en 1514; diverses circonstances en empêchèrent , durant quelque temps, la publication, de sorte que celle d'Erasme , à Basle, en 1516, peut passer comme princeps ; ce dernier la fit réiniprimer encore quatre fois, avec plus ou moins de changemens. Les deux éditions, mais surtout la dernière, devinrent la base des éditions des Étienne , de Theodore de Bèze et des Elseviers ( 1624), qui peu à peu devint la vulgate. Au commencement du siècle passé, Bentley conçut l'idée de publier une édition fondée sur la collation des manuscrits ; mais la crainte que l'on conçut qu'il ne traitât le Nouveau-Testament comme son Horace, qu'il avait changé dans plus de 800 endroits , fit manquer ce -projet į du reste, sa collation du fameux Codlex Alexandrinus, le plus ancien de tous les manuscrits existans , se trouve dans la présente édition :

Mill et Wetstein commencèrent le grand travail, en colla-" tionnant les éditions et des manuscrits; Bengel, en Allemagne, ne se chargea que des premières ; Matthaei publia en 12 volumes les variantes des manuscrits conservés à Moscou; et enfin, la seconde édition de Griesbach réunit toutes ces richesses des deyanciers, jointes à celles qu’une assiduité de 40 années avait fait trouver à l'éditeur.

Dans la foule des variantes provenant de 364 manuscrits. grecs, des anciennes versions et des pères de l'Église, il impor. tait d'être guidé par des principes d'une saine critique , pour ne pas tomber dans la faute de Xennicolt, qui, avec une dépense de 260,000 fr., parvint à rassembler 500,000 variantes

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