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de l'Ancien-Testament, dont la plupart ne sont que des fautes d'écriture, ou absolument inutiles. Il était clair d'abord que l'âge du manuscrit devait être examiné; de plus, un manuscrit copié d'un autre ne pouvait compter comme une voix de plus; mais comment faire, si les plus anciens manuscrits eux-mêmes n'étaient pas d'accord? Comment en classer la foule prodigieuse? A-t-on des traces de quelque filiation, comme on croit le remarquer dans des manuscrits de l'antiquité classique? Griesbach crut pouvoir affirmer ce dernier point, et partagca tout en trois classes , qu'il nomma des recensions , celle d'Alexandrie , de Constantinople et de l'Afrique occidentale; mais en même temps il se vit obligé d'ajouter que le caractère primitif de chaque classe s'était perdu (1). Le nouvel éditeur est d'avis que ces classes ou familles n'ont jamais été aussi distinctes que Griesbach l'admettait; ce qui, au reste , influe très-peu sur le mérite des variantes même.

Quant aux soins donnés à la correction qui devenait ici de première nécessité, on peut assurer que, depuis l'invention de l'imprimerie , aucun ouvrage, même en y comptant les Tables de logarithmes, n'a été revu avec un tel soin ; l'imagination s'effraie quand on voit ces pages où des différences presque imperceptibles constituent des variantes, où des séries de chiffres arabes, de lettres majuscules et minuscules latines servant à désigner les manuscrits , sont mêlées avec les variantes mêmes, et tout cet appareil rangé avec une netteté, une précision et surtout une brieveté admirables ; c'est une véritable algèbre de la critique, et jamais peut-être on n'est parvenu à resserrer tant de choses dans un aussi petit espace. . . -115. PAPIRI GRECO-EGIZI. - Papyrus gréco-égyptiens du musée - impérial et royal de Vienne, traduits et publiés par M. J. • PETRETTINI, prof. à l'Univ. de Padoue. In-4°, avec plusieurs * planches. Vienne , 1827; Strauss. 116. PAPYRI GRÆCI REGII TAURINENSIS MUSÆI EGYPTII, editi at

que illustrati ab Am. PEYRON, pars altera. In-40, avec 6 pl.

Taurini, 1827; typis regiis. 117. PAPIRI CRECO-EGIZI DI ZOIDE, etc. - Papyrus gréco

égyptiens, de Zoïs, ( fille d'Héraclide ), du musée impérial (1) Nalla recensio in codice allo jam superstite reperitur intaminata qualis primitus fuerat. Prolegg. LXXIV.

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de Vienne , illustrés par Am. Peyron. In-4° avec 3 pl. Turin ; Imprim. roy.

Le second de ces deux ouvrages complette la publication des papyrus grecs du Musée de Turin. Nous avons déjà annoncé la ire partie; nous profiterons de la publication de la 2€ pour rendre un compte détaillé de l'ensemble de cette importante collection, sur laquelle le travail de M. Peyron a répandu tant de lumières utiles à l'histoire et à la palæographie grecque. "

Le premier ouvrage est relatif à des papyrus grecs du Musée de Vienne, que publie M. Petrettini. Les recherches de M. Peyron étaient récessaires pour la complète intelligence de ces curieux monumens. Nous reviendrons sur ces trois ouvrages. 118. ANAXACORE CLAZOMENII FRAGMENTA, QUE SUPERSUNT, UM

NIA, collecta commentarioque illustrata ab Ed. SCHAUBACH. Accedunt de vitâ et philosophià Anaxagoræ Commentationes duæ. In-8° de VI et 191 pp; prix, 16 gr. Leipzig, 1827; Hartmann. ( Allgem, Repertor. de Beck, 1827, vol. 1, cah. 1, pag. 32.)

La ire partic de ce travail a pour objet la vie et les écrits d'Anaxagore. Nous possédons déjà sur cette matière plusieurs bons écrits , dont le plus moderne est celui que M. le professeur Hemsen publia à Goettingue, en 1821. Dans le per chapitre, M. Schaubach s’attache, en premier lieu, à distinguer du philosophe dont nous nous occupons les écrivains anciens qui portaient le nom d'Anaxagore; puis il détermine l'époque à laquelle ce philosophe a vécu. En plaçant sa nativité dans la 70€ olympiade, 500 ou 498 ans avant J.-C., il s'accorde avec les écrivains qui considèrent Anaxagore comme contemporain de Périclès ou de Socrate. On voit que cette détermination est opposée à celle de plusieurs auteurs, qui prétendent qu'Anaxagore a été élève d’Anaximène. M. Schaubach, ainsi que M. Schleiermacher, placent entre ces deux philosophes Diogène d'Apollonie. Entièrement livré à l'observation des astres, à la contemplation et aux recherches sur des objets physiques , Anaxagore négligea sa fortune, ses affaires domestiques et ses devoirs civiques. On révoque en doute l'assertion qu'il ait fait un voyage en Égypte; et, au lieu de le faire arriver à Athènes à l'âge de 20 ans, selon l'opinion de plusieurs écrivains, l'auteur prétend

G, Tone X.

qu'Anaxagore en avait 45, lorsqu'il se rendit dans cette ville. Ce philosophe ne reçut point tous ceux qui se présentaient pour être ses disciples; il en refusa plusieurs : Démocrite s'étant trouvé da nombre de ces derniers, devint son ennemi. Périclès, Enripide, Archelaus, Thucycide furent ses élèves. Il est douteux şi Socrate et Empédocle ont fréquenté ses cours. Il est également incertain qu'Aanxagore ait emprunté sa doctrine à Hermotime de Clazomène, et il est faux de dire qu'elle soit due aux Égyptiens. Il cultiva principalement la physique. Expliquant allégoriquement les matières mythologiques des poèmes d'Ho .mère, et rejetant les opinions religieuses du peuple, en rapportant tout à des causes physiques, il fut accusé d'irréligion. Il mourut à l'âge de 72 ans. Deux ou trois ans avant sa mort, il quitta Athènes , où il avait été poursuivi pour cause d'irréligion, et où Périclès déploya tous ses moyens pour le soustraire à la peine de mort. Retiré à Lampsáque, comme exil, soit spontanément ou par suite d'un arrêt judiciaire, il y enseigna sa doctrine jusqu'au dernier moinent de sa vie. Cette ville lui fit élever un autel. Le 2e chapitre est consacré à ses écrits. Diogène de Laërte prétend que ce philosophe n'a écrit qu'un seul ouvrage ; mais cette assertion se trouve démentie par le témoiguage d'écrivains antérieurs. Il n'est point auteur du livre Acepit Baos.eia god On prétend que c'est pendant sa détention qu'il écrivit le Kúx.cu respawniquos. Son ouvrage le plus important est le Trepi çúcews, dont il nous reste encore plu- . sieurs fragmens, la plupart du premier livre. Ces fragmens, au nombre de 25, se trouvent rapprochés dans la seconde partie. Ils se suivent dans leur ordre primitif, du moins d'après l'opinion de l'éditeur. M. Schaubach les a recueillis avec soin dans les écrits plus modernes sur Anaxagore. Ces fragmens sont d'ailleurs expliqués avec beaucoup de détail, tant sous le rapport de la langue que sous celui des matières. Les résultats de ces explitions sunt déposés dans la 3e partie , consacrée à la doctrine d'Anaxagore. Ce philosophe a considéré la matière primitive (les élémens ) comme ayant toujours existé. Ses homéoméries sont distinctes des atômes de Leucippe et de Démocrite. Selon - Įui, une puissance vivifiante et intelligente (vos) a débrouillé le chaos et établi les lois qui règlent les fonctions de la matière primitive. C'est d'après ces lois que se forma le monde. Le

nom d’zbeos qu’on a donné à Anaxagore, ne doit point être pris dans sa véritable acception; on le nomma ainsi , parce qu'il attribua à des causes physiques ce que l'opinion vulgaire avait attribué aux dieux. Le voūs d'Anaxagore doit être distinct de la matière; de là les noms de oeós, tò Orion des anciens. En parlant du mouvement circulaire, il dit que les corps célestes se meuvent avec rapidité autour de la terre, et que c'est cette rapidité qui les tient dans leur orbite et les empêche de tomber. Les autres doctrines sur leur nature sont expliquées au moyen du secours d'Aristote; elles sont relatives à la distance de ces corps par rapport à la terre, à l'éther, à la lune et aux éclipses de lune , aux étoiles tombantes , à l'arc-en-ciel, la grêle, la forme et la position du globe terrestre , les tremblemens de terre, la mer, les rivières, la neige , le Nil, la génération des animaux et des plantes, la double signification du mot de veüs ( âme du monde et intelligence) d’Anaxagore; enfin , les doctrines sur le sommeil, les maladies aiguës, etc.,

L. D.L.. 119. ANTHOLOGIA LYRICA , Anacreonten et Anacreontis aliorumque lyricorum groecorum selecta fragmenta et scholia continens. Edidit cum notis criticis et metrórum expositioné F. MEHLuonn. In-12 de 108 pp.; prix, sur pap: ord., 10 gr., sur pap. anglais, 16 gr. Leipzig, 1827; Teubner. ( 1bid. ; vol. 3 , cah. 2, p. 131.)

Outre les poèmes d’Anacréon, que M. Mehlhorn publia, il y a deux ans, et dont plusieurs passages se trouvent corrigés dans cette collection , le recueil que nous annonçons offre les fragmens des poètes lyriqnes suivans : Archilocque, Alcman, Alcée, Sappho, Stesichore , Pittacus, Solon, Bias, Ibycus , Hipponax, Simonide , Bacchylide , Callistrate, Aristote, Simnias (ordinairement attribués à Erinna ), Phædimus, Babrias, Alphée, Menandre, Dionysius, Théod. Prodrome, etc. L'éditenir a tiré parti des meilleures éditions et collections. Il a mieux aimé reproduire les interpretations vicieuses que de donner des corrections qui n'offrent que des conjectures vagues. Cependant les notices critiques dont cet ouvrage abonde font connaître les divers essais qu'on a faits à cet égard. L.D. L.

120, JDYLLES DE THÉOCRITE , texte grec et version française ;

par J. B. Gail; avec une préface et des notes en latin. 2 vol. in-8° et atlas; prix, 36 fr.- Idem, in-4°, 72 fr. — Idlem, pap. vélin, 150 fr. Paris, 1828; Gail neveu, rue Neuve-des-PetitsChamps no 12. (Tiré à 40 exempl. seulement.)

Le texte grec de cette édition est accompagné, 1° de variantes et scholies souvent inédites; 2o de 30 specimen des 24 manuscrits de Théocrite , gravés sur cuivre; 3° de 2 belles cartes extraites de l'atlas de M. Gail et représentant l'état des connaissances géographiques du temps de Théocrite; 4° de 17 estam'pes gravées d'après les dessins de célèbres artistes ; 5° de 13 <médailles et antiques du cabinet de la Bibliothèque du Roi.

La plupart des éditeurs de Théocrite, soit antérieurs , soit postérieurs à M. Gail, ont donné les variantes de 8 à 10 manuscrits souvent infidèlement collationnés. M. Gail, profitant de sa position de Conservateur des manuscrits de la Bibliothèque du Roi , publie les variantes non de 8 à 10 MSS, mais de 24, avec indication de leur âge et du nom des calligraphes : M. Gail, dont les éditions se recommandent par la correction et la pureté des textes , s'est adjoint, pour la correction des épreuves du Théocrite , deux personnes instruites qu'il s'est fait un devoir d'indemniser convenablement de leur travail. Les 3 vol. seront suivis d'un index qui paraîtra dans 6 mois.

Cette magnifique édition peut faire suite à la belle collection classique grecque de J. B. Gail. ( 28 vol. in-4° dont 30 exemplaires seulement complets, en pap. vélin.) — L'atlas pouvant servir à toutes les éditions in-18°, in-8°, in-4° de Théocrite, anra un titre particulier. Pris seul et séparément, il se vend 20 francs.

En faveur de ceux qui ne sont pas familiarisés avec le grec, M. Gail a donné une traduction française de Théocrite ; joJie édition en 2 vol. in-18°, pap. vélin, 6 fr. Idem, grand pap. vélin satiné, 15 fr. L'édition (grec-latin-français, 2 vol. in-4°, pap. vélin, avec 10 magnifiques estampes 30 fr). On peut voir par les morceaux sur Théocrite, insérés dans le Philologue, pulblié par le même savant, tous les soins que M. Gail a donnés à l'édition de ce poète que nous annonçons. 121. HISTOIRES DIVERSES D’ÉLIEN, traduites du grec, avec le

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