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LA FIN DU RÉGNE DE LOUIS XVI
J Us QU'A L'ANNÉE 1825,
PRÉCÉDÉE D'UN DIscoURs PRÉLIMINAIRE ET D'UNE INTRoDUcTIoN

HIsToRIQUE sUR LA MoNARCHIE FRANçAIsE ET LEs cAUsEs
QUI oNT AMENÉ LA RÉvoLUTIoN ;

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OUVRAGE FAISANT SUITE A TOUTES LES H1S'I'OIRES DE FRANCE
PUBLIÉEs JUsQU'A CE JoUR.

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LE gouvernement provisoire adresse à l'armée la 11 avril. proclamation suivante :

« Soldats, vous n'êtes plus à Napoléon ; mais vous êtes toujours à la patrie : votre premier serment de

fidélité fut pour elle..... La constitution nouvelle vous TOME VIIl, 1

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12 avril.

assure vos honneurs, vos grades, vos pensions. Le sénat et le gouvernement provisoire ont reconnu vos droits. Ils sont sûrs que vous n'oublierez pas vos devoirs. Dès ce moment, vos souffrances et vos fatigues cessent. Votre gloire demeure tout entière. La paix vous garantira le prix de vos longs travaux. Quelle était votre destinée sous le gouvernement qui n'est plus ? Traînés des bords du Tage à ceux du Danube, des bords du Nil à ceux du Dniéper....., vous éleviez, sans intérêt pour la France, une grandeur monstrueuse dont tout le poids retombait sur vous comme sur tout le reste du monde. Tant de milliers de braves n'ont été que les instrumens et les victimes d'une force sans prudence, qui voulait fonder un empire sans proportion. Combien sont morts inconnus pour augmenter la renommée d'un seul homme ! Ils ne jouissaient pas même de celle qui leur était due. Leurs familles, à la • fin de chaque campagne, ne pouvaient constater leur fin glorieuse et l'honneur de leurs faits d'armes. Tout est changé. Vous ne périrez plus à cinq cents lieues de la patrie pour une cause qui n'est pas la sienne. Des princes nés français ménageront votre sang ; car leur sang est le vôtre : leurs ancêtres ont gouverné vos ancêtres....... Pourriez-vous concevoir quelques alarmes ? Ils admiraient, dans une terre étrangère, les prodiges de la valeur française; ils l'admiraient, en gémissant que leur retour fût suspendu par tant d'exploits inutiles...... Restez donc fidèles à votre drapeau..... » Monsieur, comte d'Artois, frère de Louis XVI et de Louis XVIII fait son entrée à Paris. Il y développe le titre et les fonctions de lieutenant général du royaume, qui lui ont été conférés par le roi Louis XVIII.

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