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Imprimé avec l'autorisation du Directeur de la Bibliothèque.

Relatira

Immédiatement après la nomination du Baron (maintenant Comte) Modeste de Korff au poste de Directeur de la Bibliothèque Impériale Publique en 1849 se firent les premiers pas vers la réalisation d'une idée qui depuis longtemps l'avait occupé. Il s'agissait de fonder une section spéciale, destinée à réunir tous les livres publiés en langues étrangères, ayant trait à la Russie sous quelque rapport que ce fût — intérieur ou extérieur. Pour atteindre plus tôt à ce but, la Bibliothèque publia en 1851 un catalogue de désiderata: „Materialien zum Versuch eines Katalogs sämmtlicher über Russland in fremden Sprachen erschienenen Werke“. Le but de la publication de ce catalogue compilé au moyen de divers ouvrages bibliographiques était, non-seulement

de donner lieu aux corrections et aux compléments nécessaires, mais encore d'aider à résoudre une question de première importance, celle des limites de l'entreprise. La difficulté en est évidente, et quoique nous soyons maintenant en état de publier quelque chose de plus complet que notre premier catalogue, redigé à priori, il ne serait cependant pas impossible d'y trouver encore quelques lacunes, vu l'impossibilité de découvrir l'un ou l'autre ouvrage surtout anciennement imprimé. D'ailleurs il faut prendre en considération, que cette section n'est pas une institution indépendante, mais qu'elle est avec les autres sections de notre grande bibliothèque dans un rapport de telle nature que souvent, après avoir réuni toutes les éditions d'un ouvrage, nous avons dù nous décider à les assigner à quelque autre section. Si la collection représentait une bibliothèque isolée, les limites auraient été moins difficiles à tracer, car alors nous y aurions admis bien des livres qui nous auraient permis d'offrir aux recherches des savants un ensemble aussi complet que possible. Si l'on envisage notre collection à ce point de vue, si l'on considère qu'elle n'est qu'une partie de la grande bibliothèque d'état, dans laquelle sont représentées toutes les branches de la science humaine, on pourrait plutôt nous reprocher d'avoir été trop larges dans notre récolte. Comme, de tout temps, on avait rencontré sur ce point les plus grandes divergences d'opinions et que chaque année la collection, en grandissant, offrait un tableau plus clair du plan 'sur lequel elle était basée, nous voulûmes encore une fois connaître les opinions des savants et des bibliographes de la Russie et de l'étranger, et nous publiâmes en 1860, à un petit nombre d'exemplaires, les „Feuilles d'épreuve du catalogue

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des Russica“. Ces feuilles devaient être, pour ainsi dire, un trait d'union entre les matériaux du premier essai publié en 1851 et le catalogue complet, existant déjà dans la bibliothèque (en manuscrit) et attendant une publication ultérieure. La réalisation de ce dernier projet fut décidée pour 1869 grâce au Comte de Korff, qui, fondateur de la section, connaissait le mieux tout ce qui pouvait y avoir rapport, et, ami éprouvé des sciences, voulut bien se charger de la direction de tout l'ouvrage.

Nous arrêtant à la fin de l'année 1869, nous offrons donc maintenant au monde savant le fruit de vingt années de travaux et de recherches.

Quoique la table méthodique ci-jointe explique les limites que nous nous sommes tracées, cependant, pour en donner une exposition plus claire, nous avons cru devoir y ajouter les éclaircissements suivants:

1. Nous désignons du nom de Russica toutes les oeuvres en langues étrangères, qui, sous un rapport quelconque (histoire, géographie, ethnographie, histoire naturelle, théologie, littérature, médecine etc.), ont trait à la Russie.

2. Nous avons exclu les livres en langues bulgare, serbe, croate, imprimés en lettres cyrilliques, de même que les ouvrages en langues grecque et orientales, à cause de leur alphabet spécial, et ceux en langues lette, finnoise, estonienne ou lithuanienne, qui, classifiés d'après leurs idiomes, formeront un appendice spécial de notre section.

3. Il est évident que cette section ne peut comprendre ni

de donner lieu aux corrections et aux compléments nécessaires, mais encore d'aider à résoudre une question de première importance, celle des limites de l'entreprise. La difficulté en est évidente, et quoique nous soyons maintenant en état de publier quelque chose de plus complet que notre premier catalogue, redigé à priori, il ne serait cependant pas impossible d'y trouver encore quelques lacunes, vu l'impossibilité de découvrir l'un ou l'autre ouvrage surtout anciennement imprimé. D'ailleurs il faut prendre en considération, que cette section n'est pas une institution indépendante, mais qu'elle est avec les autres sections de notre grande bibliothèque dans un rapport de telle nature que souvent, après avoir réuni toutes les éditions d'un ouvrage, nous avons dû nous décider à les assigner à quelque autre section. Si la collection représentait une bibliothèque isolée, les limites auraient été moins difficiles à tracer, car alors nous y aurions admis bien des livres qui nous auraient permis d'offrir aux recherches des savants un ensemble aussi complet que possible. Si l'on envisage notre collection à ce point de vue, si l'on considère qu'elle n'est qu'une partie de la grande bibliothèque d'état, dans laquelle sont représentées toutes les branches de la science humaine, on pourrait plutôt nous reprocher d'avoir été trop larges dans notre récolte. Comme, de tout temps, on avait rencontré sur ce point les plus grandes divergences d'opinions et que chaque année la collection, en grandissant, offrait un tableau plus clair du plan sur lequel elle était basée, nous voulûmes encore une fois connaître les opinions des savants et des bibliographes de la Russie et de l'étranger, et nous publiâmes en 1860, à un petit nombre d'exemplaires, les „Feuilles d'épreuve du catalogue

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