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d'un fameux général nommé Abou-chodjaa Fdtik-alkebir, et un autre poème en l'honneur du guerrier Abou'lfawares Dillir, fils de Lechker-wazz, général persan, au service des sultans de la race des Dilémites. Des fragmens considérables de cette partie des extraits de M. Lagrange ont déjà paru dans le Journal Asiatique, en 1822, tome I, p. 335-348, et, en 1824, t. IV, p. 80-88. On les trouve ici avec le texte original et un ample commentaire grammatical, philologique et littéraire, qui renferme tous les renseignemens propres à donner une complète intelligence de ces divers fragmens.

Viennent ensuite des pièces de vers, tirées du diwan ou recueil d'un autre poète arabe, le Cheikh Omar ben raredh. Les morceaux extraits des cuvres de ce poète, trèsestimé des Arabes, sont au nombre de cinq. Le dernier est intitulé la Khamriade, ou l'éloge du vin, ce qui est l'explication du premier titre qui est un terme arabe francisé. Cette pièce et plusieurs autres des extraits de ce poète, contenus dans cette Anthologie, avaient déjà été insérées dans le Journal Asiatique, en 1823, t. III, p. 228-243. On les retrouve également ici avec des additions très-considérables. On remarque, dans les notes qui s'y rattachent, un morceau d'une assez grande étendue, destiné à faire connaître et apprécier le caractère des poésies et du génie du poète arabe, Omar, fils de Faredh, et dans lequel l'auteur s'attache à rechercher les motifs de la haute estime que les peuples de l'Orient portent à cet écrivain.

On trouve ensuite une pièce de vers élégiaque dc Salaheddin Khalil ben ibek Assafady, poète arabe qui vivait dans le 13e siècle.

Les pièces tirées des cuvres de Moténabby, les poèmes d'Omar, fils de Faredh, et celui de Safady , sont accom

pagnés, dans la partie orientale de ce recueil, d'amples commentaires originaux écrits en langue arabe.

L'élégie de Safady est suivie de plusieurs extraits tirés d'un livre intitulé Conquête de la Syrie, composition en prose mêlée de vers, par Abou-Abd-allah-Muhammed ben Omar Alwakėdy. Ce morceau , intitulé Dhérar fils d’Alazwar, a déjà été, en 1822, inséré dans le Journal Asiatique, t. I, p. 16-27.

M. Grangeret de Lagrange n'a donné, dans la partie arabe de son ouyrage, que les fragmens en vers qui se trouvent dans les portions du livre de Wakédy, dont il a placé la traduction dans la partie française de son Anthologie.

Tous ces morceaux occupent 63 pages; le reste de l'ouvrage est formé par une collection de sentences, de pensées morales, d'énigmes, de poésies érotiques et autres sur la

la pomme, le nénuphar, des lettres amoureuses et des prières en vers. Ils ont été tirés des ouvrages d'Ibn Khilkan ou Khallican, de Soyouthy, de l'histoire des Arabes d'Espagne, par Almokry, du Kitab-alaghany, ou livre des chansons, et de plusieurs autres ouvrages arabes manuscrits. On distingue parmi eux plusieurs pièces de la composition d'Omar fils de Faredh , d'Hamadany, auteur d'un recueil de séances, semblable à celui de Hariry, mais plus ancien, etc. On doit faire observer que tous les fragmens arabes, insérés dans cette Anthologie, forment chacun en particulier un tout complet; l'auteur n'en a rien retranché, il s'est toujours astreint à les traduire intégralement.

L'auteur a placé, à la suite des traductions de toutes ces pièces , des Notes explicatives, critiques et littéraires. Indépendamment des détails qu'il était nécessaire d'y donner pour l'intelligence des originaux, on y trouve encore le texte

rose,

et la traduction de plusieurs fragmens considérables, tirés des auteurs orientaux les plus estimés, et même quelques pièces en vers, traduites du persan. Parmi ces fragmens on distingue un long morceau de l'Histoire de la Conquête de l'Andalousie (c'est l'Espagne qu'il fallait dire), par Almocry, et de nombreux extraits empruntés à cet intéressant ouvrage. On doit remarquer particulièrement une élégie d'Abou'lbekå Saleh de Ronda en Andalousie. Cette pièce, qui a pour sujet les malheurs de l'Espagne musulmane, a été composée dans les derniers tems de la domination des Maures en Espagne. Il en a déjà été question dans le Journal Asiatique , t. IV, p. 352-371. Je n'indiquerai plus que trois macamåts ou scènes de Hamadany, et quelques pièces en persan de Djâmy et de Saady.

La partie française de cette anthologie est terminée par un Hymne en l'honneur de léhovah. Cette pièce est en prosc, elle n'est pas traduite de l'arabe, elle a été composée par l'auteur de ce recueil.

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217

De la Religion chrétienne en Géorgic et dans les

pays
circonvoisins,
, par M. le colonel ROTTIERS.

193 Suite.

282 Remarques critiques sur le premier tome de l'édition

des Mille et Une Nuits, de M. llabicht, par

M. FLEISCHER.... Notice sur les Gazettes de l'empire de la Chine.... 239 Gazette du 27 Février 1788..

244 Note sur la Grammaire pali de M. Clough.

252 Coup-d'oeil sur l'histoire des Casaques de l'Oural, par M. de LEWCHINE.

257 Anecdote relative au Braj-bhakha, traduite de l'Hindoustani, par M. GARCIN DE Tassy...

298 Sur la langue Géorgienne, par M. BROSSET jeune... .. 321 Traduction de deux Odes mystiques de Seid-Ahmed Hátif Isfahany, par M. JOUANNIN...

344 Rapport sur le Kala sankalita, recueil de mémoires

du lieutenant-colonel J. Warren, publié à Madras, 1825, par M. STAHL., ......

356 Mémoire au sujet d'un nouveau système d'orthogra

phe générale européenne pour les langues orientales, par M. SANDFORD ARNOT

368 CRITIQUE LITTÉRAIRE. La Chine. Meurs, usages, costumes, arts et mé

tiers, peines civiles et militaires, cérémonies religieuses, par M. MALPIÈRE. (Article de M. AbelRÉMUSAT).

303 La Lyre brisée , dithyrambe de M. AgoUB, traduit en vers arabes, par le CHEYKH RÉFAHA.

31

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